dijous, 5 de juliol de 2012

Les feuilles mortes

Oh! Je voudrais tant que tu te souviennes
des jours heureux où nous étions amis.
En ce temps-là la vie était plus belle,
et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
les souvenirs et les regrets aussi
et le vent du nord les emporte
dans la nuit froide de l'oubli.
Tu vois, je n'ai pas oublié
la chanson que tu me chantais.

C'est une chanson qui nous ressemble.
Toi, tu m'aimais et je t'aimais.
Et nous vivions tous deux ensemble,
toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment,
tout doucement, sans faire de bruit
et la mer efface sur le sable
les pas des amants désunis.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
les souvenirs et les regrets aussi.

Mais mon amour silencieux et fidèle
sourit toujours et remercie la vie.
Je t'aimais tant, tu étais si jolie.
Comment veux-tu que je t'oublie?
En ce temps-là, la vie était plus belle
et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
Tu étais ma plus douce amie
mais je n'ai que faire des regrets
et la chanson que tu chantais,
toujours, toujours je l'entendrai!

[Jacques Prévert / Joseph Kosma]


Escombrava amb la pala espores d'enyorança,
i un enyor no hi cabia.
Demanant una almoina de qualsevol cosa, trucà a la meva porta.
Ja saps: la meva porta.
La meva porta sempre atenta.
El sol crema el deler del passeig
i escalfa el carrer i la catifa ocràcia de les fulles mortes.
La tramuntana
torna i torna
sense esperar l'hivern
i les excita amb una cadència de vals
que gira i gira,
un, dos, tres,
un, dos, tres,
la vida esplèndida que no es rendeix,

[Albert Garcia Hernàndez, El retorn de les fulles mortes. Viena, Barcelona 2011.]

1 comentaris :

Pepe ha dit...

Les fulles mortes ballen amb l'elegància del vals-musette, fan catifes perses d'amorosos somnis i omplen els camins de saudades retrobades.

Potser la coneixes aquesta:

http://youtu.be/vReyxZl8pMc